Les pertes économiques dans les commerces de détail au Québec, 2010-2011
Montréal, le 18 octobre 2011 – Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) a dévoilé aujourd’hui en conférence de presse les résultats bisannuels d’un sondage réalisé par le Groupe Altus pour le compte du CQCD, portant sur les pertes économiques subies par les commerces de détail au Québec dans les chaînes et chez les détaillants indépendants du Québec, excluant les concessionnaires automobiles.
Ce sont des pertes économiques annuelles de près de 800 millions de dollars qu’enregistre le secteur du commerce de détail du Québec en 2010-2011. C’est au niveau des biens courants* que sont estimées les pertes les plus élevées avec plus de 418 millions $ par année. Les biens semi-durables et durables** viennent au second rang avec des pertes de plus de 166 millions $ annuellement.
Pour les détaillants (59 %) dont les clients peuvent acheter de la marchandise sur leur site Internet transactionnel, 77 % ont subi des fraudes par carte de crédit et 6 % ont subi d’autres types de fraudes.
Moyens humains
Les mesures préventives humaines les plus utilisées par les détaillants représentent à 83 % la formation / sensibilisation des employés, le contrôle ou la surveillance de la réception des biens (55 %), la vérification des sacs (50 %) et la pratique de clients « mystères » (50 %).
Le coffre-fort constitue encore l’un des moyens les plus employés (78 %) par les détaillants, suivi par les affiches dissuasives contre le vol (68 %), les câbles, verrous, chaînes, etc. (58 %) et les miroirs de surveillance (48 %).
Moyens électroniques
Les systèmes d’alarme traditionnels (83 %) et les systèmes de caméras en circuit fermé (73 %) occupent toujours le premier et deuxième choix en regard des moyens électroniques retenus contre les voleurs. Les étiquettes antivol se situent au 3e rang (55 %) et les dispositifs de sécurité pour les biens en étalage (53 %) sont également les outils de prévention privilégiés.
Globalement, 32 % des détaillants évaluent que les incidents ont diminué de 22 points de pourcentage par rapport au sondage précédent (2009). De plus, la valeur moyenne des biens prélevés par vol à l’étalage est de 247 $, soit 20 $ de plus qu’en 2009, (227 $), représentant une augmentation de 8,8 %.
« La prévention demeure, encore aujourd’hui, le meilleur moyen pour contrer ce fléau qu’est le vol à l’étalage, car c’est un problème coûteux qui nous concerne tous», souligne Me Gaston Lafleur, président-directeur général du CQCD.
Ce sondage a été effectué auprès de répondants représentant environ 115 800 employés répartis dans plus de 3 750 magasins au Québec, entre juin et septembre 2011. Les ventes des répondants sont estimées à plus de 23 milliards de dollars en 2010 au Québec seulement.
* Biens courants : Supermarchés et épiceries, dépanneurs et spécialistes, pharmacies

