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Communiqué
20 mai 2026

Données exclusives : Temu et Shein s’installent durablement dans les habitudes d’achat de la population québécoise

Par

Conseil québécois du commerce de détail (CQCD)

Conseil québécois du commerce de détail (CQCD)

Le CQCD est une association représentant la grande majorité des entreprises du commerce de détail et de la distribution au Québec, ce qui en fait un interlocuteur incontournable. Pour tous les enjeux du secteur, le CQCD se positionne en « mode solutions », afin de contribuer aux réflexions, aux stratégies et aux décisions des gouvernements.

Données exclusives : Temu et Shein s’installent durablement dans les habitudes d’achat de la population québécoise

Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), en partenariat avec ORAMA Marketing, dévoile les plus récentes données de suivi sur l’adoption des plateformes Temu et Shein par la population québécoise. Recueillies depuis janvier 2025, ces données permettent maintenant de dégager une tendance claire : Temu et Shein gagnent du terrain au Québec, tandis que la fréquence d’achat sur ces plateformes augmente.  
Dans le dernier Baromètre en date d’avril 2026, 30 % des personnes répondantes disent avoir acheté sur Temu au cours des six derniers mois, contre 19 % pour Shein. Depuis janvier 2025, Temu est ainsi passé de 21 % à 30 %, alors que Shein est passé de 16 % à 19 %. Après plus d’un an de suivi, les résultats montrent que ces plateformes étrangères à bas prix ne relèvent plus d’un phénomène ponctuel, mais s’installent progressivement dans les comportements de consommation. 

Temu creuse l’écart au Québec

Les six vagues de données recueillies depuis janvier 2025 montrent que Temu devance Shein à chacune des périodes mesurées pour les achats effectués au cours des six derniers mois. Après un sommet à 34%, Temu s’établit à 30 % dans la plus récente mesure (avril 2026). Shein, qui avait atteint 25 %, revient pour sa part à 19 %. Il est à noter que le pic (34 % pour Temu et 25 % pour Shein) est corolaire à la période des Fêtes et du Vendredi fou.  
Cet écart confirme que Temu dispose aujourd’hui d’une portée plus large au sein du marché québécois. Pour le secteur du commerce de détail, cette évolution est préoccupante, puisqu’elle traduit l’installation durable d’un concurrent étranger dans les habitudes d’achat d’une part croissante de la population. 

Une fréquence d’achat en hausse sur les deux plateformes

Au-delà du nombre de personnes rejointes, les résultats montrent également une intensification de la fréquence d’achat. Sur Temu, la part des personnes qui commandent toutes les semaines passe de 9 % en janvier 2025 à 19 % dans la plus récente mesure. À l’inverse, la part de celles qui y achètent quelques fois par année recule de 65 % à 55 %. 
Une évolution comparable est observée chez Shein. La part des personnes qui commandent toutes les semaines passe de 8 % à 22 %, alors que les achats occasionnels diminuent de 71 % à 53 %. 
Dans la plus récente mesure, 45 % des personnes qui achètent sur Temule font toutes les semaines ou tous les mois. Cette proportion atteint 46 % chez Shein. Ces résultats indiquent que ces plateformes ne relèvent plus seulement d’achats occasionnels, mais qu’elles s’intègrent graduellement dans les routines de consommation. 

Un enjeu croissant pour les entreprises de détail québécoises

Pour les entreprises de détail québécoises, l’enjeu ne concerne donc plus seulement la découverte de ces plateformes par la population, mais bien leur ancrage progressif dans les habitudes d’achat. Temu combine désormais une base plus large et une fréquence d’achat en hausse, ce qui en fait un acteur concurrentiel particulièrement important. Shein, pour sa part, conserve une présence notable avec une clientèle plus restreinte, mais de plus en plus active. 

Les bas prix séduisent, les préoccupations demeurent

Si les consommateur·trices continuent d’être attiré·es par Temu et Shein en raison de leurs très bas prix, ils n’en demeurent pas moins préoccupés par les conséquences de ces plateformes, notamment sur l’environnement et sur les commerces. Les données montrent toutefois que ces inquiétudes ne s’accentuent pas : elles demeurent élevées, mais relativement stables, avec un léger recul sur certains enjeux. Cette stabilité pourrait traduire une banalisation progressive de ces plateformes dans le quotidien des consommateur·trices, alors même que leurs impacts plus structurels continuent de susciter des réserves importantes.

Damien Silès, président-directeur général du CQCD.

« Après plus d’un an de suivi, la tendance est maintenant claire : ces plateformes étrangères à bas prix prennent une place durable dans les habitudes d’achat de la population québécoise. Pour les entreprises de détail d’ici, il ne s’agit plus d’un phénomène marginal, mais bien d’une pression concurrentielle qui s’installe et qui soulève des enjeux importants d’équité de marché », affirme Damien Silès, président-directeur général du CQCD. 

À propos du Conseil québécois du commerce de détail

Le CQCD est une association représentant la grande majorité des entreprises du commerce de détail et de la distribution au Québec, ce qui en fait un interlocuteur incontournable. Pour tous les enjeux du secteur, le CQCD se positionne en « mode solutions », afin de contribuer aux réflexions, aux stratégies et aux décisions des gouvernements.

À propos d’ORAMA Marketing

ORAMA Marketing offre des solutions de sondages, de recherches marketing et de conseils stratégiques. Possédant une très grande connaissance des comportements des consommateur·trices, des caractéristiques des clientèles et des tendances des marchés, nous réalisons le Baromètre CQCD-ORAMA six fois par année, afin d’offrir aux détaillants et détaillantes du Québec un outil d’intelligence d’affaires, qui amène un peu plus de clarté face à ces sujets.

Source :Conseil québécois du commerce de détail  
Renseignements et demandes d’entrevues avec Damien Silès, PDG du CQCD : 
Julie MartineauAdjointe exécutive  
jmartineau@cqcd.org 
438-793-0031