Commerce de détail
Actualités du CQCD
Communiqué
24 août 2026

Tarifs américains de 50 % : le CQCD appuie une réponse ferme et constate un réflexe d’achat local bien ancré

Par

Conseil québécois du commerce de détail (CQCD)

Conseil québécois du commerce de détail (CQCD)

Le CQCD est une association représentant la grande majorité des entreprises du commerce de détail et de la distribution au Québec, ce qui en fait un interlocuteur incontournable. Pour tous les enjeux du secteur, le CQCD se positionne en « mode solutions », afin de contribuer aux réflexions, aux stratégies et aux décisions des gouvernements.

Tarifs américains de 50 % : le CQCD appuie une réponse ferme et constate un réflexe d’achat local bien ancré

Montréal, le 24 août 2026 — Alors que de nouveaux tarifs américains de 50 % sur certaines catégories de produits canadiens sont maintenant en vigueur, le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) appuie la volonté du gouvernement canadien de défendre les intérêts économiques du pays. Il rappelle toutefois que cette nouvelle escalade commerciale aura des conséquences concrètes pour plusieurs détaillant·es québécois·es et estime que les prochaines mesures gouvernementales devront tenir compte des entreprises directement touchées.

« Dans les circonstances actuelles, le Canada doit se tenir debout et défendre ses intérêts économiques. Mais derrière ces décisions commerciales, ce sont aussi des entreprises d’ici qui devront absorber les impacts et s’adapter dans un contexte déjà très incertain. Nous attendons maintenant de voir comment le gouvernement entend accompagner les détaillant·es qui seront réellement touché·es. » Damien Silès, président-directeur général du CQCD

Plusieurs sous-secteurs du commerce de détail exposés

Les nouveaux tarifs américains ne s’appliquent pas à l’ensemble des exportations canadiennes, mais ciblent certaines catégories précises de produits.

Plusieurs sous-secteurs liés au commerce de détail peuvent néanmoins être touchés, notamment le textile et les vêtements, les chaussures et certains articles de cuir, les meubles et l’éclairage, les articles de sport et de loisirs, les cosmétiques ainsi que certaines catégories de produits électroniques.

La frontière entre détaillant, fabricant et propriétaire de marque est aujourd’hui beaucoup moins nette. Plusieurs entreprises québécoises conçoivent leurs produits, les commercialisent au Québec et les exportent également vers les États-Unis. Pour celles dont les produits sont visés, les conséquences peuvent être directes : perte de compétitivité, pression sur les marges, réorganisation des inventaires ou report d’investissements.

Des habitudes d’achat qui se sont installées dans le temps

Depuis le début de la guerre commerciale, les données du Baromètre CQCD-ORAMA montrent que les consommateurs québécois ont durablement ajusté leurs habitudes. Depuis avril 2025, plus de huit Québécois sur dix disent systématiquement éviter, au moins dans une certaine mesure, les produits américains. Au début août 2026, cette proportion s’établissait toujours à 83 %.

Le mouvement s’est quelque peu atténué en intensité : la proportion de Québécois affirmant éviter « beaucoup » les produits américains est passée de 59 % en avril 2025 à 49 % au début août. Il demeure néanmoins largement répandu. En parallèle, le réflexe d’achat local persiste : 81 % des Québécois disent augmenter, beaucoup ou un peu, leurs achats dans les commerces locaux.

« Plus d’un an après le début de la guerre commerciale, on voit que ce n’était pas simplement une réaction à chaud. Le réflexe est un peu moins intense qu’au départ, mais il demeure très présent et l’achat local s’est installé dans les habitudes de consommation. C’est un signal important pour les détaillant·es d’ici », souligne Damien Silès.

Une réponse canadienne qui devra aussi tenir compte des détaillant·es

Le gouvernement fédéral a annoncé son intention de répondre aux mesures américaines par des contre-tarifs de valeur équivalente. Le CQCD suivra attentivement les modalités de cette réponse, particulièrement puisque certaines catégories évoquées, comme les appareils ménagers et les produits électroniques, concernent directement le commerce de détail.

Pour le CQCD, une réponse ferme du Canada doit aller de pair avec une analyse rigoureuse de ses effets sur les entreprises canadiennes qui dépendent de produits, de composantes ou de fournisseurs américains.

« Se tenir debout est nécessaire. Il faudra maintenant s’assurer que les entreprises canadiennes ne deviennent pas les dommages collatéraux de cette réponse. Nous attendons donc de voir quelles mesures d’atténuation ou de soutien pourraient être mises en place pour les détaillant·es réellement exposé·es », conclut Damien Silès.

À propos du Conseil québécois du commerce de détail

Le CQCD est une association représentant la grande majorité des entreprises du commerce de détail et de la distribution au Québec, ce qui en fait un interlocuteur incontournable. Pour tous les enjeux du secteur, le CQCD se positionne en « mode solutions », afin de contribuer aux réflexions, aux stratégies et aux décisions des gouvernements.