Budget du Québec 2024-2025 : les détaillants regrettent l’absence de mesures concrètes touchant leur secteur

Montréal, le 12 mars 2024 – Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) s’étonne de l’absence de mesures concrètes touchant son secteur d’activité économique. En effet, malgré le contexte budgétaire difficile, un effort supplémentaire pour adresser les priorités des détaillants aurait été apprécié.

« Nous saluons le fait que le Budget 2024-2025 ait privilégié l’éducation et la santé. Cela dit, même si le commerce de détail est le plus grand employeur privé du Québec et a enregistré des ventes au détail de 177 G$ en 2023, force est de constater qu’il est pratiquement absent des priorités économiques du gouvernement. » a affirmé Damien Silès, directeur général du CQCD.

En outre, le gouvernement a bien compris l’importance d’investir en transformation numérique, annonçant des dépenses de 203,6 M$ sur cinq ans. Cependant, ces investissements ne concernent que l’appareil gouvernemental et les entreprises soutenant ces actions. Or, il aurait également fallu engager de tels projets pour accompagner les détaillants dans leur appropriation de ces technologies, essentielles à leur développement en 2024. Dans son mémoire prébudgétaire, le CQCD avait proposé d’établir un portrait complet de la numérisation du commerce de détail et de ses impacts (emploi, entreprises, municipalités), ainsi que de bonifier la formation dans ce domaine.

Quelques mesures positives, mais modestes

Certes, le Budget 2024-2025 contient quelques mesures touchant les détaillants, mais leur envergure combinée reste modeste.

À ce titre, l’annonce la plus positive concerne le maintien et la mise en place de commerces de proximité, faisant écho à une demande du CQCD. Cette initiative s’accompagne d’une enveloppe de 50 M$ sur cinq ans – une somme appréciable, mais gagnant à être bonifiée. Les annonces portant sur l’entrepreneuriat et le repreneuriat sont aussi à souligner, mais d’ampleur limitée. L’accompagnement et le soutien à l’intégration des personnes immigrantes représentent aussi des initiatives louables et susceptibles d’entraîner des répercussions positives pour tous les secteurs économiques.

Silence sur la réglementation et le vol à l’étalage

Deux préoccupations principales des détaillants québécois sont restées lettre morte, soit la gestion active du fardeau réglementaire et des actions fermes pour contrer le vol à l’étalage.  

Concernant la réglementation, les coûts liés aux formalités administratives et à la conformité ont bondi en 2024, en raison de l’adoption récente de six nouvelles règles (protection des renseignements personnels, santé et sécurité, droit à la réparation, récupération et valorisation, etc.) s’accompagnant d’importants coûts. Afin de gérer ce fardeau réglementaire, le CQCD avait proposé de mieux le mesurer, de faciliter la conformité et d’accroître l’offre de formation.

Quant au vol à l’étalage, constatant les ravages de ce fléau chez ses membres, le CQCD avait proposé de bonifier la formation des travailleurs, d’offrir des subventions pour l’achat de système de sécurité et de développer un programme de sensibilisation publique.

 « Au cours des prochains mois, le CQCD renouvellera ses efforts en vue de faire valoir ces importantes réalités économiques touchant les détaillants. » a conclu M. Silès.

À propos du Conseil québécois du commerce de détail

Le CQCD est une association représentant la grande majorité des entreprises du commerce de détail et de la distribution au Québec, ce qui en fait un interlocuteur incontournable. Pour tous les enjeux du secteur, le CQCD se positionne en « mode solutions », afin de contribuer aux réflexions, aux stratégies et aux décisions des gouvernements.

Source : Conseil québécois du commerce de détail
Renseignements : Geneviève Duval, Directrice des communications
[email protected]
514-842-6681