Bulletin numérique : un nouveau modèle pour la fin des cookies tiers chez Google - CQCD

Bulletin numérique : un nouveau modèle pour la fin des cookies tiers chez Google

Le CQCD vous présente son bulletin numérique pour les commerçants en ligne! Celui-ci se veut être un tour d’horizon et un condensé des nouveautés et mises à jour annoncées par les médias sociaux, les moteurs de recherche et autres plateformes qui touchent le commerce en ligne et le marketing numérique. Ce nouveau numéro vous présente le changement de dispositif pour la suppression des cookies tiers annoncé par Google fin janvier 2022 et vous dévoile quelques nouveautés qui vont bientôt apparaître sur LinkedIn.

GRAND DOSSIER

Un nouveau dispositif pour la suppression des cookies tiers sur Chrome

Avant de parler du nouveau modèle « Topics » annoncé dernièrement par Google et qui va remplacer les Cookies tiers sur le navigateur Chrome, il est important de mettre un peu de contexte. Google avait annoncé la suppression des cookies tiers sur son navigateur Chrome à partir de fin 2022. Celle-ci sera finalement repousser fin 2023. Pour comprendre l’enjeu, il est important de définir ce qu’est un cookie ou fichier témoin et son utilité.

Fichiers témoins propriétaires (first-party cookies)

Les fichiers témoins propriétaires (first-party cookies) sont des fichiers créés et hébergés par le domaine du site web qu’un internaute visite. Grâce aux first-party cookies, ce site peut maintenir l’internaute connecté, se souvenir de ses préférences de navigation (langue du site web par exemple), et communiquer des informations locales qui lui sont pertinentes. Ceux-ci facilitent la personnalisation de l’expérience à même le site web visité. Il n’en est pas question ici dans cet article.

Fichiers témoins tiers (third-party cookies)

Les fichiers témoins tiers (third-party cookies) sont créés par des domaines différents (tierces parties) que celui du site web visité. L’objectif principal de ces fichiers est de recueillir des données de navigation à des fins publicitaires (ciblage ou reciblage).

Cela pose bien sûr des enjeux au niveau de la collecte, de l’hébergement et de l’utilisation des données personnelles par ces tierces parties. Plusieurs autorités de régulation ont instauré des réglementations strictes en matière de protection de la vie privée qui pour certaines évoquent les cookies tiers. Par exemple, l’Union européenne (UE), par l’entremise de son règlement général sur la protection des données (RGPD) requiert la nécessité d’obtenir le consentement préalable de l’utilisateur avant de déposer des cookies (excluant les cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site internet). 

En ce qui a trait aux navigateurs Web concurrents à Chrome, Apple avait déjà limité l’utilisation de Cookies tiers sur Safari depuis 2017 pour en supprimer la plupart en 2020 avec sa fonctionnalité d’Intelligent Tracking Prevention (ITP). Le navigateur Firefox permet de les bloquer par défaut depuis 2019. Qu’en est-il de Chrome alors ? Selon StatCounter, sur les 12 derniers mois, Chrome est utilisé par une personne sur deux (52,69 %), tous types d’appareils confondus, au Canada. Sur desktop, sa part grandit à 63 % et sur mobile il arrive derrière Safari (navigateur par défaut sur les IPhones) avec 37,96 % des parts de marché. Ces chiffres témoignent donc de l’enjeu véhiculé par la disparition des cookies tiers sur Chrome.

Source : StatCounter- Part de marché des navigateurs sur desktop au Canada – De décembre 2020 à janvier 2022
Source : StatCounter- Part de marché des navigateurs sur mobile au Canada – De décembre 2020 à janvier 2022

Pour les commerçants en ligne et les professionnels du marketing numérique, la suppression des cookies tiers sur Chrome viendra donc impacter directement l’efficacité de leurs publicités numériques et le recueil de données à des fins publicitaires, que ce soit le recueil de certains types de données sur Google Analytics, ou sur différentes plateformes comme les réseaux sociaux.

L’initiative Privacy Sandbox de Chrome : la confidentialité et un nouveau modèle pour la publicité en ligne

Lancée par Chrome en 2019, l’initiative Privacy Sandbox est un effort collaboratif et open source qui vise à créer des nouveaux standards Web en conciliant la confidentialité des internautes d’une part, et en offrant des nouveaux moyens et outils publicitaires aux annonceurs et entreprises, d’autre part.

Selon Google, les propositions effectuées dans le cadre de cette initiative permettront de :

  • Restreindre le suivi et le traçage de l’activité de l’internaute
  • Combattre le spam et la fraude sur le Web
  • Montrer du contenu et des publicités pertinentes
  • Anonymiser les résultats publicitaires

Les modèles FLoC et Topics sont des propositions de la Privacy Sandbox

Changement de modèles : De FLoC (Federated Learning of Cohorts) à Topics

Google a annoncé fin janvier 2022, le remplacement de son dispositif FloC, qui devait mettre fin aux cookies tiers sur son navigateur Chrome, par un nouveau dispositif intitulé « Topics » qui sera basé sur le modèle de la publicité par centres d’intérêts. À la base, Google avait présenté le modèle FloC (Federated Learning of Cohorts) il y a un peu plus d’un an. Celui-ci aurait permis le ciblage de publicités par – cohorte – un groupe d’individus de milliers de personnes ayant une activité de navigation récente similaire sans qu’aucune d’entre elles ne soit identifiée individuellement.

FLoC – Source : Google

Ce modèle n’ayant pas convaincu et ayant soulevé diverses critiques quant à la réelle confidentialité des données, Google a annoncé son remplacement par un nouveau concept « topics » qui repose sur la publicité par centres d’intérêts.

Source : Google

Avec Topics, Chrome attribuera à chaque site web un sujet d’intérêt de premier niveau (exemple : un site sportif sera associé au sujet d’intérêt « sports »). Ensuite, le navigateur recueillera quelques-uns des intérêts les plus fréquemment associés aux sites web visités par l’internaute pour les partager avec eux et leurs partenaires publicitaires (1 nouveau sujet par semaine dans une période de 3 semaines). Au-delà d’une période de trois semaines, les anciens sujets d’intérêts seront supprimés. Ces sujets sont directement hébergés sur l’appareil de l’internaute et non sur des serveurs externes, y compris ceux de Google). À noter que l’internaute peut avoir un contrôle sur ses sujets d’intérêts, supprimer ceux qu’il n’aime pas ou désactiver complètement la fonctionnalité. En tout et pour tout, Topics pourra choisir parmi une liste de 350 sujets d’intérêts à attribuer. Les sujets d’intérêts excluront des catégories dites sensibles en lien avec le genre, la race et la religion.

Source : Google

Il n’y a pas encore d’échéancier précis quant au déploiement de « Topics ». Les prochaines étapes dépendront de différents tests et retours de la communauté Web.

AUTRES NOUVELLES

Des nouveautés chez LinkedIn : des événements audios, une infolettre pour les pages

événement audio Linkedin
Source : Article de Tomer Cohen, Linkedin

À l’image de la plateforme Clubhouse qui a connu son succès par l’entremise des événements audios, LinkedIn teste présentement sa propre version des événements audios qui seront lancés sur sa plateforme événementielle virtuelle.

Les utilisateurs participeront à des conversations en direct, rejoindront des conférenciers « sur scène » dans le cadre de la discussion et pourront établir des liens avec d’autres lors d’un événement pour réseauter après la fin de l’événement.

La plateforme événementielle virtuelle de LinkedIn proposera notamment des panels de discussion, des tables rondes et des causeries, laissant l’hôte de la discussion choisir le format souhaité. À noter qu’outre les événements audios, LinkedIn proposera également des événements vidéos plus tard dans le courant de l’année.

Autre outil qui était initialement disponible pour les détenteurs de comptes créateurs, l’option de créer une infolettre sera également disponible pour les pages d’entreprises de plus de 500 abonnés.